Tjenbé bèl pou viv-li bien...

Franky – Yo ri diri… –

Film Court-métrage Franky 

Lettre d’intention

Pourquoi un court-métrage sur le harcèlement ? 

Le cyber-harcèlement est souvent le prolongement de situations de harcèlement plus classiques. Cependant, ce premier vient souvent en continuité et prolongement temporel, sans limite d’espace, rattraper la cible de ce harcèlement. Cette forme de maltraitance qui se peut d’être physique ou morale. 

Cette notion qui est selon Marie-France Hirigoyen une « conduite abusive qui se manifeste notamment par des comportements, des paroles, des gestes, des actes, des écrits pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne ». Le harcèlement se trouve être une déviance dans les relations humaines et sociales. Déviance qui s’est développée dans la société, à la fois dans l’intime du foyer, dans le monde du travail et sur la place publique. De plus en plus, il tend à se développer dans le milieu scolaire, au sein des jeunes générations, dès le plus jeune âge. 

De plus de nos jours, il est donné une place importante, voir prépondérante à la cyber-relation. Elle qui est un outil d’exploration relationnelle chez les jeunes générations. En particulier, à l’adolescence cette période où, le rôle et la place du système comportemental d’exploration, sont d’une importance non des moindres ; car, il contrebalance avec le système d’attachement primaire ; cela pour ouvrir à la dynamique de constitution d’un système relationnel avec ses pairs. Se joue alors un fait primordial ; Celui de la construction de nouveaux rôles sociaux, de nouvelles relations, de la sexualité, de soi-même, de son corps et de ses émotions. Ce qui constitue une dynamique déterminante. Car, elle engendre le contexte du développent de l’autonomie. La notion de sécurité affective est donc primordiale à cette construction de l’être autonomique. 

D’où, la cyber-relation est souvent la catalyse de ce qui de la réalité vécue, va précipiter et aggraver les actions de harcèlement et, les réactions de la cible par des actes pouvant aller jusqu’à l’irréparable. Tant cette cyber-relation prolonge le temps, ouvre l’espace, se déploie dans un environnement surréel non normé. Là où, le possible néfaste de la relation poursuit la cible, tout en diffusant à une vitesse impressionnante les actes des méfaits à un ensemble plus vaste. 

Néanmoins, l’expérience en la matière, nous montre comme les acteurs de harcèlement et leurs relaies humains sont très souvent des victimes eux-mêmes. D’où, l’aide et l’accompagnement des victimes ne devrait pas être focalisé uniquement sur la cible. Mais, elle devrait s’ouvrir à son environnement, pour un traitement global et réactif dans le temps. Tout cela visant à engendrer un vaste mouvement de conciliation, fondé sur l’éducation au sentiment d’humanité. 

C’est cela que le film voudrait donner à voir. Comment les uns et les autres peuvent s’enfermer dans le mépris, le sarcasme, la moquerie et l’agressivité au jugement ? Cela engendrant une banalisation des actes humiliants et dévalorisants, se faisant tels des condamnations de l’autre. Comment ces comportements et mentalités sont aujourd’hui admis ? Alors que d’une manière comme d’une autre, ils biaisent l’appréhension des états-d’âme des uns et des autres. Au final, qu’ils soient victimes ou tirants, c’est toute une communauté qui dévoile sa vulnérabilité. 

Alors, « Franky -Yo ri diri, Ou pléré Lanti’y » est un film pour se rendre compte qu’au final le sentiment d’humanité qui étouffe en soi, ne l’accordant plus à l’autre comme fondement de la relation, peut engendrer que tous, nous soyons tôt ou tard dans le « pléré lanti’y ». Alors que nous devrions tous rire pour de bon en vivant le beau, plutôt qu’à vivre de l’écrasement de certains, par la croyance absurde et souterraine que le rabaissement des uns engendre l’élévation des autres. 

« Tout moun sé moun », voilà un apprentissage fondamental qui réclame à notre réalité qu’il soit revivifié dans notre quotidienneté. 

Le film nous montre l’enfermement de jeunes adolescents au sein de leur quotidien scolaire. Et, il nous dévoile comme c’est l’ensemble des composantes de la communauté qui interagit par la coéducation, pour diminuer l’effet de vulnérabilité sociale des uns et des autres, ainsi éliminer la déviance dit harcèlement. Car, nous avons tous notre vulnérabilité sociale. 

Franky 

Franky est une jeune garçon, originaire et vivant à Bô Kannal, un quartier populaire de Fort de France. Ce jeune garçon vit un passage difficile de sa vie d’adolescent. Ses parents pris dans la tourmente de leur vie sociale, n’ont pas vu que leur fils souffrait.

Il souffrait de ce regard dure et défaitiste de la société sur la réalité de sa famille et la sienne . Des parents qui étaient vulnérables socialement et durs tout le temps. 

Un jour Franky quitta la maison sans même un mot d’au revoir à ses parents. Il se rendait au collège, où il vivait la période d’intégration dans une nouvelle classe. 

En effet, c’était l’époque de son orientation en SEGPA. Pour ça, il en voulait à la terre entière. Sa vie changeait et il n’en maîtrisait plus rien. 

Synopsis 

 Ce jour-là son arrivé au Collège fut pénible. Tout le monde le regardait, chuchotant et ricanant, créant une atmosphère désagréable. Franky lui ne perçevait alors que le haut de l’iceberg de ce qui lui arrivait. 

Pourtant, il arrivait à ignorer superbement tout cela ; et traversait pour rejoindre la salle de sa classe.

C’est là qu’il avait à se présenter. La cour c’est la cour, la classe c’est la classe, pa fè lafèt épi sa ! À partir de ce moment tout dérapa. Tout se mit à s’effondrer : ses espoirs d’être apprécier, ses espoirs d’être aimé, ses espoirs de vivre. 

Toute une série de faits vint alors l’entraîner dans une descente dans le lugubre. La honte qui lui était faite, son espoir de relation amoureuse porteuse de compassion et de réconfort, son espoir de quitter la souffrance morale, son espoir de quiétude, et du retour du regard bienveillant de ses parents, tous ses espoirs s’effondrent en série. Alors, il se demanda si la douleur physique pourrait l’aider à surmonter sa douleur du cœur… 

Franky tou sèl télé enmen moun pou moun enmen’y.

Fort heureusement, il trouva secours. Un de ceux qui entraînera une mutation de sa réalité vécue, en permettant que renaisse l’espoir de vivre-ensemble et de le vivre bien. 

Pawòl Chanson : Franky

Mwen ni yan doulè 

Adan tjè mwen 

Pou la Matè 

Mwen pa janmen fè’y bien 

Pou la Patè 

Mwen pa janmen genyen ayen 

Lè ou ka gadé 

Yo baladé’w 

San sav sa ou té lé 

Ou té lé viv san antrav 

Kon tout moun vini brav 

Pawol yo fè’w mal kon an koulé lav 

Yo ri’w pou limaj  

Mété an tjéw 

Anlo niaj 

Santi fièl a lavi’w 

Santi fièl lavi’w 

Adan mové viraj 

 

Franky 

Yo pa Sav sa ou ja viv 

Ou ka maché lavi 

Yo sé di’w adan dépi 

Méwi 

Yo di’w ou pa nowmal 

Menm zanmi’w ka ri chakal 

Sa sa félé tjè’w kouchal 

Tout moun ka palé 

Mé yo pa menm sav 

Yo ka ri gangstè 

Mé yo ka fin èsklav 

Félé tjè an frè 

Mé kisa yo sav 

Li-menm ka soufè 

Mé yo pa pou sav 

Yo blésé’y an tjè 

Di mwen si ou sav 

Mové pawol chè 

Ka fè nou pran’y grav 

Tjè-nou ka pran fè 

Pa sa tounen paj 

Blésé kò-nou frè 

Sa ka vini grav 

Franky 

Yo pa Sav sa ou ja viv 

Ou ka maché lavi 

Yo sé di’w adan dépi 

Méwi 

Yo di’w ou pa nowmal 

Menm zanmi’w ka ri chakal 

Sa sa félé tjè’w kouchal

Yo sé di tout alantou mwen 

Ka pòté mwen doulè 

Mwen ka fè chimen 

Pou lékòl-mwen 

Pou lapòt la ouvè 

Lè mwen ka gadé 

Yo tout ka goumen 

Wéti kanmarad-mwen 

Lè’w tou piti fout ou ka pran fè 

Tou sa yo fè 

Sa ka blésé mwen 

 

Franky 

Yo pa Sav sa ou ja viv 

Ou ka maché lavi 

Yo sé di’w adan dépi 

Méwi 

Yo di’w ou pa nowmal 

Menm zanmi’w ka ri chakal 

Sa sa félé tjè’w kouchal 

Sa ou yé 

An jenn pous 

Ka ouvè lavi yélélé 

An kourajé 

Pa janmen ka flipé 

Pèd kò’y adan lombraj 

Télécharger l’Article retour d’expérience Franky

Participants au projet : 

Participants 

Nom du Responsable

et qualité.

Marc Ertus 

Principal du Collège Cassien Sainte-Claire

Jill JEAN-ALPHONSE

Directrice de la SEGPA

Collège Cassien Sainte-Claire Fort de France 

Enseignants associés au projet

NOMS

Fonction ou Discipline

M Yann DESCAMPS

Professeur des écoles spécialisé

M. MADER

Professeur de musique

   

Intervenants extérieurs

NOMS

QUALITE

M. Malik DURANTY

Sociologue et Artiste-Auteur 

Johan Garnier alias SAËL

Auteur – Compositeur – Interprète

   

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