Tjenbé bèl pou viv-li bien...
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Kréyòl Atitid’

Kréyòl Atitid’

Dans la cadence de cette latitude,

Voilà le vent dans sa clameur,
Apaiser de sueur de labeur,
Voilà que danse la fleur,
Elle effleure le temps des tiédeurs,
Elle ruse éphémèrement de l’espace d’ardeur,
Le regard s’est posé et tant pis si l’on dit qu’il est voleur,
Il est preneur de toutes les façons du mouvement qui danse avec la fleur.

Il y a la main di latitid-la
Nul ne le dément, elle est travailleuse,
Elle est tendresse et gestes de la laboureuse,
Elle exprime les tumultes de l’existence diseuse,
Des matières, elle est pétrisseuse, elle le sait ne pas être peureuse,
Voile de lèvres, des yeux, des seins,
des interstices
des esthétiques foireuses
des images dynamiques
du don de la main
qui amène le corps de l’âme heureuse.

Cette latitude, à la tectonique du tremblement,
Laisse frémir des danses du dire racontant une femme.
Chevillée à sa liberté ou librement maternel : une femme,
Avance qu’elle avance, une et indivisiblement femme,
Et, la danse chante son histoire d’ici maintenant.

Elle a tout entendu…
Elle a tout vu…
Elle a su pérenniser son genre…
Le nécessaire de la complémentarité féconde…
Elle est inondée de sensations à intuition… (Repue de chaos)
Elle est mitan d’un mitan de fécondation…
Elle est paraître et être intensément la vibration…

Cette latitude à la tectonique du tremblement,
Laisse frémir des danses du dire racontant une femme.
Chevillée à sa liberté ou librement maternel : une femme,
Avance qu’elle avance, une et indivisiblement femme,
Et, la danse chante son histoire d’icimaintenant.

Kréyòl atitid
C’est la majòwin qui marche.
Le penchant pour la vie, elle a les hanches,
Balayeuses de l’espace à l’altitude d’une ceinture maré.
Son regarde porte sincèrement la mécompréhension de l’homme
Et la compréhension du Monde,
Sa nature ne fuit pas cet absolu besoin d’être traversée par la vie.

Du geste languissant…

Nonchalamment, reposant en caresse de la manifestation,
Son dire est dans la mesure et la démesure du geste
Comme celui de l’explosion de son pouvoir de ne pas,
Ne pas garder pour elle l’embarras des traquas quotidiens.

Attentivement elle sent chaque couleur et chaque forme.
Cette intelligence de l’esthétique pour l’essentiel des plaisirs,
Elle ne peut pas fuir ce qui d’elle passe à la vie.

Telle est l’essentiel de son intelligence du cœur.

Kréyòl atitid
La non habitude de la servitude féminine
Elle est autant,
Comptant
Qu’autrui.
Pensant, Rêvant, Bravant
Représentant le genre humain d’une créolité de négritude

Dans la déshabitude de la courbure aux encablures de l’infortune…

Sa fortune du cœur est la main tendue qui lave l’autre.
Sans pudeur de frigidité, elle se ressent d’une façon ou d’une autre…
Elle ne peut pas de main froide de cœur dure sans dialogue à la Lune…
Le mystère de ne savoir que ce qu’elle laisse dire aux attentifs !
En elle, son choix est décisif, actif, et intensif

Elle s’accorde le homérisme de quelques chansons…
Elle sait pleurer ses ombres pour qu’y jaillissent les flashs en lumière,
Ceux du nannan primaire d’elle-même au Monde…

… L’AmOuR…
… Alors elle brave…
… Elle est brave…

Cette latitude à la tectonique du tremblement,
Laisse frémir des danses du dire racontant une femme.
Chevillée à sa liberté ou librement maternel : une femme,
Avance qu’elle avance, une et indivisiblement femme,
Et, la danse chante son histoire d’ici maintenant.

Elle a tout entendu…
Elle a tout vu…
Elle a su pérenniser son genre…
Le nécessaire de la complémentarité féconde
Elle est inondée de sensation à intuition…(Repue de chaos)
Elle est mitan d’un mitan de fécondation…
Elle est paraître et être intensément la vibration…

Elle a su tenir le jardin.
Coudre une symbolique vestimentaire repère
Pour la progéniture et leurs pères.

Elle a su tenir le marché,
Aux poissons ou aux légumes,

Le parfum

Les parfums de sa fourrure sont toujours suaves.
Dans le mélange de tant d’identités honorifiques
Le fruit sait dire sa présence comme elle.
Qu’a-t-elle fait qu’elle ne nous dit pas ?

Regardes nous Homme-de-nous-mêmes…
Ecoutes nous Homme-de-nous-mêmes…
Touches nous Hommes-de-nous-mêmes…
Délies nous Hommes-de-nous-mêmes…

Femme en attitude d’ici maintenant
Ton esthétique primaire est la nudité
Nue, tu es crue existant au regard désiré
Sais-tu alors que ton corps est cette vie convoitée ?
Ton corps cette terre d’exil à conquérir
Lui-même est conquérant.

Il l’est par l’esprit astucieux qui le dirige
Il sait l’emprise de ses reliefs
Passerelle vers le plaisir d’offrir en évasion
Forteresse autour d’un rester pour guérison.

Tu es cette étrangère d’où germe le pays nannan
Et le pays nouveau
Pays pas d’ailleurs
D’ailleurs à tous les pays.

La main d’homme est exploratrice
Ton corps et son désir entier sont colonisateurs
Tu veux, c’est tout, le tout, et le « RESTES… »
Celui qui veut partir n’a pas compris.

Qui a compris le mépris qui t’est fait,
À te voir faible au miroir déformateur
D’un pouvoir d’amateur au plaisir ?

Toi,
Tu entends,
Tu vois,
Tu sens
Tu te délies entière
Ouverte essentiellement
À la fécondation des matières
À la fusion des mystiques
Pour une esthétique tienne
Quoi qu’il advienne :

Ton genre est un Art…

Malik Duranty

Visuel sorti d'une Toile de Christophe Mert

Visuel sorti d’une Toile de Christophe Mert

Trace Vestige d'un visage en corps suave

Trace Vestige d’un visage en corps suave


  1. SOLIS Maylie

    10 mai

    Poésie… Poésie… Poésie… Qui peut mieux que toi… retransmettre… si harmonieusement et intensément… l’écoute « singulièrement » universelle que Nous avons de Nous-même au présent.

    Puisse la plume d’argent de ton maître, digne fils du vent… tremper en corps et encore… dans la rivière… que tant de pureté et de beauté ici et maintenant insufflées ont fait sur mes joues… ruisseler.

    Abreuvés par cette eau première…, que ces mots amoureusement chuchotés,
    Aux créatures ailées, sur les battements répétés de ce KA plein de bonté…
    Déversent par tous les ponts mystérieusement créés…
    Une pluie de Lumière sur Tous nos frères du monde entier.

  2. LUCIEN Nadiège

    10 mai

    ke dire…g vécu ce temps de lecture et de relecture en me délectant des chemins de traverses dissimulés au gré des mots et des sonorités…sentiment de pénétrer un espace d’émotions de senteurs et de formes tantôt frangeant tantôt suaves avec une envie de glisser le long de ce chemin de découvert à travers cette vision de la fem ke tu a eu à ce moment là…merci du partage

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