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Ô mon corps! sentir – ressentir – Vivr...

Ô mon corps! sentir – ressentir – Vivre…

 

Ô corps, depuis l’acte de ta naissance, tu croîs construisant une expérience de vie en corps, ici là, où la vie se sent et se ressent.

Ô mon corps, tu es l’expérience de toute une vie. Quand tu interroges, c’est qu’au dialogue de la vie, tu réponds d’une expérience quotidienne qui va et vient du dedans au dehors, du dehors au dedans, de ce qui constitue une source. Sentir et ressentir ensemble sont sources des actes d’un dialogue continuel et perpétuel en corps et avec l’alentour du corps. Sentir et ressentir formulent le lien.

Sentir et ressentir: sentimentalité et spiritualité en Corps-source.

Le corps depuis l’acte de la naissance est vécu comme un chemin. Car, c’est de lui que nous allons à la rencontre du monde visible et invisible, en y étant nous-mêmes des acteurs visibles et invisibles. C’est ainsi que le corps est au fondement du lien matériel et immatériel dans le vivre. Par sa présence au présent, il est le créateur d’un langage, le porteur des mas des états d’âme, et l’outil de communication de l’esprit.

Oui, le corps se voit, il s’entend, il se touche, il se sent, il se ressent, il se respire. Il dialogue en toute chose, en lui, en son environnement. Le corps est lui-même un environnement contenu dans un environnement plus grand en corps. Le corps est par la métaphore, un ensemble de corps interagissant. Ces interactions qui maintiennent la vie dans son mouvement, et qui ensemble font un environnement de sens vécus. Le corps est donc acteur de proximité. Acteur d’un vécu partagé et témoigné, dans le mouvement des sens qu’il interroge sans cesse.

Le dialogue nait d’une interrogation de sens. Ainsi, cette interrogation est le fruit d’un présent de la présence et sa recherche de sens.
La vie nait en conscience par l’interrogation qui construit l’environnement. Lorsque ce dernier n’oublie pas d’être le fruit d’une intention. Celle qui est le fruit de la sentimentalité et le moteur de la philosophie et de la spiritualité.

Le corps est de présence au présent.

Au première heure de sa vie, se réveille les sens, et le corps prend sens dans la recherche de sens de l’environnement. Cette recherche de sens naturel est celle de l’harmonie. Au sens où de nature, l’être sera guidé par une intention du bon. Par ses sens, l’être devient définition par ses besoins et la construction de ses stratégies et de ses pratiques de satisfaction. Si l’être dans la genèse de sa vie, y répond en corps par l’instinct; c’est au fur et à mesure que se posent les fondements de sa conscience. Elle qui mue dans son épanouissement et son émancipation humaine.

L’être qui est l’expression du lien entre le corps, l’âme et l’esprit, est ici un témoignage de la vie. Car, c’est du lien entre ces trois aspects du vivre qui se trouve le fondal natal. C’est-à-dire la substance même d’une philosophie et d’une spiritualité. La philosophie considérée comme la science du vivre; et la spiritualité comme les modalités culturelles et cultuelles qui régissent à la relation avec le visible et l’invisible.

En ce qui nous concerne, la philosophie est celle de la sentimentalité. Considérant l’interrogation du corps au sein d’un dialogue. Ce dernier usant du senti et du ressenti pour générer le sentiment du vécu et lui donner corps par l’émotion.
L’émotion une vibration en corps du sentiment, se faisant mystique; car, se faisant du senti et du ressenti.

C’est donc un cheminement par maturation qui se vit en corps. Maturation de la fécondité de notre fertilité et de notre sagesse. Oui, c’est ainsi que nous considérons le développement de l’être. Ce développement qui coïncide à un cheminement duquel se construit une expérience.

Une expérience qui nourrira la science de chacun en corps, qui nourrira le patrimoine relationnel en corps de chacun et qui nourrira la construction d’un témoignage de vie en corps de chacun. Cela nous menant donc à la valeur et au principe empirique qui dirige à la vie en corps.

Définissons ensemble une vision du senti et du ressenti; et allons par la suite, façonner une représentation du cheminement en corps coïncidant à un apprentissage du corps dans le sentiment de vivre.

Une vision du senti et du ressenti en corps

« Un jour, allant à la rivière, j’y suis né.

Assis là sur une pierre fraîche, limitrophe à la coulée d’eau en une petite cascade; éclaboussé par cette dernière, je suis là. Mon corps finit d’éprouver le chemin parcouru en marche à pied, dans une kadans pou pa swé sous le soleil de 10 h.

Je suis là, et la fraîcheur de l’endroit touche ma peau et me soulage d’une fièvre cutanée. J’entends la rivière, Manman Dlo maîtresse des lieux. Les lumières y sont tamisées par la présence de ces manguiers et ces touffes de bambous. Des rayons francs de Soleil traversent malgré tout, et viennent inonder de petits espaces sous leurs faisceaux venus du ciel.

Au fur et à mesure de ma présence en ce lieu, d’autres présences se manifestent. Et ce qui ressemblait au grésillement d’un téléviseur à l’écran brouillé ne sera plus. Au fur et à mesure c’est le chant de la rivière qui se révèle, et vont bon train aussi, la voix propre du bambou et celle du manguier. La voix des balisiers, des oiseaux du paradis. Je suis là. Et d’autres le savent. J’entends se manifester un malfini, des rouges gorges et sikrié aussi, j’entends le lézard sauter de la feuille à la pierre, dans le chant de toute l’harmonie du lieu, je suis là, je vois, j’entends, je sens et je ressens tout ce qui est là. Au fur et à mesure, il y a de plus en plus de choses visibles. Et, je m’émerveille de la finesse d’un arc-en-ciel, juste là, comme un pont suspendu entre le visible et l’invisible.

J’observais un colibri en vol allant de rose de porcelaine en rose de porcelaine, au même instant, un vonvon traversa en zigzig à la limite du zag.

Je me sentis dans tout, et ressentis tout en moi. J’étais ce lieu auquel je participais à l’instant même. J’entrepris alors de dire le bon de l’instant dans un poème d’amour à Manman Dlo, an lariviè. Ma voix vibra de tout mon corps dans l’oraison du lieu, au chant des présents, le mien prenant place dans le vivre l’instant en pawòl libéré.  »

Lorsque nous parlons de vision du senti et du ressenti en corps, c’est de cela dont il s’agit. Cette écoute de ce qui est senti et ressenti dans le vécu de corps à l’instant présent. C’est ce qui se trouve être au fondement de notre sentimentalité et de notre spiritualité. Il n’est pas en corps question d’imaginaire et d’imagination. Là cela prendra corps lors du témoignage. Le moment où, cet instant présent est ici inscrit dans la mémoire de l’être qui témoignant, recréera à vivre une présence au présent de son récit.

Le sentiment est au cœur de l’humanité le moteur de son corps.

Nous apprenons à aimer la source et la permanence. Ce dont la présence peut interroger notre corps assez longtemps qu’il en devienne un repère de langage et de communication. Le sentiment est le lien psychoaffectif pris en sa dimension psychosomatique. L’émotion est cette énergie biaisée par le sentiment (passé au filtre du corps-sentiment) qui va à l’action dans le dialogue de la rencontre et de la relation.

« Lettre d’adolescence amoureuse

Je sentais bien que je l’aimais. J’avais l’impression qu’elle le voyait. Pourtant, je ne pouvais rien à dire. Une force incertaine se tenait tendue en mon cœur, lui se serrait autour de cette force. Je sentais mon cœur battre en moi. Et résonner en dehors.

Un jour, elle vînt près de moi, je me sentais défaillir. Mon souffle était court. Et, mon corps souriait tout seul. Et puis, je ressentais une envie en moi, comme une sorte de délice, une ampleur dans le possible. Je ressentis un élan de tendresse, une fougue en corps, une délivrance de mes sens.

Oui, cela m’apparut dans la relaxe en face d’elle alors qu’elle m’adressait la parole. Elle sent bon, j’ai même l’impression de distinguer l’odeur de sa bouche, la chaleur de son souffle, la douceur de ses mains danseuses de belles pawol. Je la regarde, mes yeux vont tout seul, je les sens doux, ils lovent. Sa voix me le donne. Je la vois entière dans le détail. Je la sens. J’ai chaud…

En mon cœur, ma bouche, mes yeux, mes oreilles, mon nez, mes mains, mon sexe, mon corps tout entier, ressentent l’envie de le vivre cet amour. Là en ce jour, j’apprenais quelque chose de moi-même, de mon corps et de la relation. Une chose qui sera ma quête jusqu’à lors. Savoir vivre mes émotions en corps, pour sentir et ressentir le sentiment sans crainte. »

Oui, c’est étonnant diront certains. Nous ressentons ce qui en nous, bouge en relativité avec l’environnement de notre présence au présent dans le visible et l’invisible. Nous sentons ce qui de nous, manifeste notre présence au présent dans le dialogue de cette environnement visible et invisible. C’est la manifestation toute entière de notre sentimentalité. C’est le processus de notre spiritualité. C’est le sensationnel de la vie en corps. C’est le lien entre le corps, l’âme et L’esprit.

Un apprentissage du corps dans le sentiment de vivre

De nos jours, il est un questionnement primordial: que faisons-nous de nos corps et de notre corps d’ensemble?

Pourquoi voudrais-je ce qui est hors de porté de mon corps? Et refuserais-je ce qui est à sa porté en relation à l’esprit par l’âme?

Le sentiment d’humanité est pour nous au fondement de la négritude qui quête de dévoiler la spiritualité de notre corps. Lui en conquête de lui-même dans un environnement qui nous fait autant que nous le faisons dans le dialogue des corps de vie.

Pourquoi cela n’est-il pas vécu au sein de notre apprentissage de la vie? Pourquoi la gestion de la cité n’en fait pas fi dans la spéculation de ses visions d’un vivre-ensemble. Lui qui nécessite sans cesse son renouvèlement par métamorphose.

Plus concentrés sommes-nous sur l’évolution par la technique pour modernisation, plutôt que, par l’évolution de notre philosophie et de notre spiritualité par notre vécu en corps.

 

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  1. Merciiiiiiiiiii. …. j’aime ce corps encore et en accord tant au visible qu’à l’invisible et ses vibrations en corps qui unissent par notre âme consciente mais nos corps inconscients cette conscience universelle qu’est le don AMOUR. … MAGNIFIQUE VOYAGE ENCOEUR ET ENCORPS

  2. Daniely Francisque

    17 janvier

    Corps qui absorbe
    Qui résorbe
    Qui déborde
    Corps qui rayonne
    Qui éclate
    Qui retient
    Corps opaque qui emmagasine nos mémoires
    Corps miroir qui reflète nos mystères
    Corps éponge de notre monde
    Corps migan de nous dedans
    (somme de toutes les expériences que nous sommes)
    Corps migan du dehors
    (toutes les expériences du monde qui nous fécondent en conscience ou insouciance)
    Corps andidan-andèwò wè-pa-wè y
    Corps présent-absent, matériel ici, même s’il rêve d’un ailleurs
    Corps univers en ébullitions silencieuses qui
    crée l’alchimie permanente de nos expériences multidimensionnelles
    Et qui ré-anime à notre grande surprise nos mémoires secrètes mémoires oubliées mémoires cellulaires mémoires ancestrales
    Un Corps paysage encyclopédique de notre cheminement au monde
    Un corps accord.

    Merci Malik !

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