Tjenbé bèl pou viv-li bien...

Drive en Corps New York (Harlem)

Drive en Corps New York (Harlem)

Ville du nouveau Monde
Port de la liberté
negro inna di street
Harlem it’s wanna great
une porte ouverte

Voilà je t’ai vécu dans le aya level
d’un rite initiatique
quand la prière réclame d’être
l’ensemencement de gestes véritables
gestes profitables au partage
positif du geste à l’adage

Mon corps nègre interroge
et mon âme inspiré
de l’expiration de son esprit qui soupir
répond

ma spiritualité est nègre
ma démarche est nègre
ma renaissance initiatique est nègre
en corps nègre

Harlem

J’entends le chant de tes enfants
les rires de tes enfants
les pleures de tes enfants
l’espoir de tes enfants
la vibration du lien
l’esprit maître en corps

Dans l’arène de la consommation
je reste à l’écoute
dans cette lutte pour ne pas être consumé
pour vivre en perpétuelle renaissance
de ce que le monde a besoin d’être
à l’instant même

Harlem Nègre
c’est le vivant de mon sentiment d’humanité
cultivé du culturel au cultuel
à l’audace dans cet actuel
d’être spirituelle
en quête de l’harmonie relationnelle
et de la confiance en la rencontre sincère de l’essentiel
de l’Être Nègre Ka Viv An Mawonaj

Sé an chimen

Oui Harlem
c’est par mon corps te vivant à l’écoute
que je me sens nègre

De ma conscience de corps nègre

Je n’ai plus peur de ces chiens
ces rats ces blattes
ces chiens
ils ne sont plus symboles
de votre haine et votre rage

Vos dents ne veulent plus notre chaire
elles veulent notre esprit
elles veulent nos estomacs
Vos corps voraces ont faim de nos vies

Nous désormais à gaver
pour nous étourdir
dans une digestion industrielle
à la consommation mécanique de nous-mêmes
Broyés de vos désirs de dominateurs

Or, j’ai mon corps-courage
sans peur
inna di street

J’ai mon corps qui ne craint pas
il marche digne et choisit sa destination
je n’ai point peur de cette coercition légitime
qui arme le bras de votre domination
dans le formel comme dans l’informel
vous la voulez en corps séculaire et oligarchique
cachée derrière les mirages opaques de la démocratie
mais vous n’aurez pas ce corps nègre
il est le fruit du mawonaj

Mon corps est universel

Il est traversé des douleurs de l’humanité
quand résonnent à la mémoire de mon corps
des siècles de coup de fouet dans l’odeur et la brûlure du fer

Mon corps est universel
il plane en une danse
au vital mouvement
tenu par le rythme
an tanbou djérisè

Mon corps est universel
il guète famille
en regardant son vivre
il sait que reproduire est la clé
de l’éternité de la destiné humaine
il sait le fertile geste que sa nature
lui réclame de prodiguer au complémentaire
l’être pou wou épi mwen nou ka fè yann
de notre humanité

mon corps est universel
de sa particularité
il est devenu caraïbe
il s’est habillé blanc
il s’est épicé coolis
il s’est enraciné africain
en rite du lien vital ital
pour être Nègre
en un lieu d’Afrique partout ailleurs
ici dans la mangrove humaine

Mon corps est universel
il rime à la danse des natures humaines
avec nègre de son sentiment d’humanité

il drive spirituel dans les grands courants
comme les infimes
du mouvement du Monde

cette grande embarcation
une arche dans laquelle se révèle
les lignés de la grande famille
la famille nègre de son inéluctable liberté

elle consigne en son sein le secret de la vie-joie
la vie espoir d’y croire

la vie palabre libre de l’inspiration
la vie fleuve d’une vie langue
à faire de nous dedans ce qui alentour
est en nous une vibration énergétique
de notre geste d’être malgré tout
vivant Nègre

Mon corps est universel
je le dis africain
je le dis humain

à la face de celui qui veut l’homme faible
l’homme triste
l’homme neutre

je le dis
je suis nègre

de mon corps qui m’interroge
je réponds de lui
Je Suis Nègre…

Malik


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    10 janvier

    Bel Pwezi pawol ! Bel Pwezik !
    Une musique qui raconte les mots… ! Des mots qui jouent…
    Oui, oui un passage de formes en formes mais l’essentiel c est bien le maintenant et ça l’a toujours été…

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